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Le mois d’après #4

Ce lundi, c’est Nicolas Roussy, avant du stade toulousain pelote, sélectionné à paléta cuir mur à gauche, au poste d’avant, qui revient sur son mondial.

Le mois d’après a été comme le calme après la tempète. J’ai relativisé, j’ai pris conscience de tout ce qu’on avait vécu avec les copains. C’était l’objectif qu’on s’était fixé depuis déjà quelques années. J’était très heureux de pouvoir partir avec eux. On s’est bien marré quand même, et j’avais bien envie d’y retourner et revivre ces émotions !

Des mois, des années d’entrainements, de souffrance, de joie, de pleurs, de colère, d’émerveillement et tout ça condensé en une semaine très intense, que je n’oublierais jamais.
5 mois avant les premières parties de pré-sélections, je me suis entretenu avec mes coachs, Nicolas et Lucas, pour parler de mes objectifs physiques et techniques. C’était le début de ma préparation.
Pour ma part, j’ai beaucoup travaillé l’aspect physique, la course et la force, qui m’ont permis d’abord d’équilibrer mon jeu et par la suite d’améliorer ma technique. J’ai vu également Jérémy Ducousso, le préparateur mental qui nous a suivi durant notre préparation. La préparation mentale à été pour moi très importante, car j’ai pu constater une amélioration considérable. Ce que je voulais avant tout, c’était d’être plus rigoureux. Je me suis concentré sur moi-même, sur mon jeu, sur mes placements et sur les fautes que je faisais. Je me concentrais également sur la façon de taper les pelotes et où je souhaitais les mettre, à quels moments de la partie, etc.. Je visualisais tout ça et j’adaptais à chaque entrainement. Ce travail sur moi-même m’a permis de me libérer et de pouvoir être confiant pour la suite des préparations. 2 mois avant les mondiaux, j’ai eu la chance de pouvoir participer aux championnat d’Europe -23ans. C’était un avant goût de ce que pouvait être un Mondial.
Durant la semaine, j’ai compris ce qu’était une équipe de France. Le groupe était soudé, et on pensait tous à la même chose : gagner ! On parlait souvent de stratégie avec les sélectionneurs. On mangeait « pelote », on dormait « pelote ». Tous les matins, veilles de partie, on partait faire un échauffement
musculaire juste avant le levé du soleil, afin de discuter de la partie à venir et d’être serein pour le reste de la journée.


Ensuite, vient l’heure de la partie. On part s’échauffer, on se motive, on se concentre en groupe. On rappelle la stratégie et on n’oublie pas qu’il faudra donner le maximum sur la cantxa et hors de la cantxa, car on est
une équipe: on gagne ensemble et on perd ensemble ! Ce que je n’oublierais pas aussi, c’est que l’on a crée des liens qu’on peut qualifier de fusionnel. Maintenant, nous sommes des frères étoilés de bronze.
Fier d’avoir pu représenter la France et ses valeurs et encore plus fier d’avoir ramener une médaille à la maison !
A présent place aux nouveaux objectifs! L’un d’entre eux sera, un jour, de monter sur la plus haute marche du podium..

PS : il y a quelques années pendant une nuit d’été, j’ai observé le ciel. C’est alors que je vis une étoile filante. J’ai tout de suite fait un vœux..

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